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L’Institut de Cardiologie de Montréal célèbre sa 500e greffe cardiaque

31 Octobre 2019

L’Institut de Cardiologie de Montréal est fier de souligner que le cap des 500 greffes cardiaques a été franchi avec succès dernièrement. Depuis la première transplantation cardiaque canadienne effectuée en ses murs en 1968, l’hôpital ultraspécialisé en cardiologie a toujours continué de raffiner ses techniques. Le moment est venu de célébrer cette nouvelle étape charnière de son histoire.

« Cette 500e greffe cardiaque représente un nouveau cap important pour l’Institut de Cardiologie de Montréal », explique Mélanie La Couture, présidente-directrice générale de l’ICM. « Si la première greffe cardiaque a permis à l’Institut de devenir une référence mondiale dans la lutte aux maladies cardiovasculaires, cette étape historique démontre, une fois de plus, la force de notre engagement envers la mission première du Dr Paul David, soit d’offrir ce qu’il y a de meilleur en cardiologie, ici, à Montréal », poursuit-elle.

« Ce jalon témoigne de l’excellence de l’Institut de Cardiologie de Montréal tout comme de son apport à l’avancement du don d’organes. Il y a 17 ans, j’ai reçu une transplantation et je leur en serai toujours reconnaissant », souligne Jean Gravel, président du conseil d’administration de Transplant Québec. « Je tiens par ailleurs à rappeler la générosité des donneurs et de leur famille qui ont permis de sauver ces 500 vies que nous célébrons aujourd’hui », conclut-il. À cette occasion, Transplant Québec a remis le prix ambassadeur 2019 à Sylvain Bédard, double greffé du cœur, en hommage à son engagement pour la cause du don d’organes.

D’hier à aujourd’hui
C’est le 31 mai 1968 qu’a eu lieu la première greffe cardiaque au Canada, à l’Institut de Cardiologie de Montréal. Cette première chirurgie sans précédent dans l’histoire de la médecine canadienne avait lieu seulement quelques mois après la première greffe cardiaque au monde. Peu après le début de ce type d’opération, l’arrêt des transplantations cardiaques ont dû cesser partout dans le monde en raison de problèmes de rejet chez les patients. Grâce aux innovations dans le domaine de la pharmacologie, dont l’arrivée des immunosuppresseurs, les transplantations cardiaques reprendront dans les années 1980 et le nombre de rejets diminuera de façon significative.

« Les principes techniques de la greffe cardiaque sont encore très similaires à ceux utilisés lors de la toute première greffe », explique Dr Normand Racine, cardiologue et directeur médical du programme de transplantation cardiaque et d’assistance ventriculaire à l’ICM. « La médecine a fait des progrès énormes qui nous permettent aujourd’hui d’opter pour la transplantation cardiaque comme solution médicale chez un plus grand nombre de patients et d’avoir un excellent taux de réussite de 84% de survie chez les patients après un an », poursuit-il.

Le programme de transplantation cardiaque et d’assistance ventriculaire
En mettant sur pied en 1983 le programme de transplantation cardiaque et en 1987 le programme d’assistance ventriculaire, l’Institut de Cardiologie de Montréal se prévalait d’une équipe et d’une expertise de pointe pour coordonner ce type d’activités ultraspécialisées. Aujourd’hui, c’est entre 12 et 15 transplantations cardiaques qui y sont pratiquées par année. Plus de 85 implantations de systèmes de support cardiaque mécaniques ont été réalisées depuis la mise sur pied du programme.

Augmentation de la prévalence de l’insuffisance cardiaque
Les maladies cardiovasculaires représentent toujours la deuxième cause de décès au monde et la première cause de décès chez les femmes au Canada. À cause du vieillissement de la population et de l’amélioration du traitement de l’hypertension et de l’infarctus, la prévalence de l’insuffisance cardiaque atteint des proportions de plus en plus importantes. Ainsi, le nombre de patients qui requièrent la possibilité d’une transplantation cardiaque est à la hausse.

Depuis l’introduction en 2012 du programme de support mécanique, les mécanismes d’assistance ventriculaire, comme le HeartMate II et le HeartMate III, sont de plus en plus utilisés comme pont à la greffe et comme solution définitive de traitement de la défaillance cardiaque terminale. Pour les patients requérant une transplantation cardiaque, le temps d’attente moyen au Québec est de 200 jours.

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