Une urgence spécialisée en cardiologie
Mission
L'urgence fournit, en tout temps, à chaque personne qui se
présente pour un problème cardiologique urgent, les soins
et les services de qualité requis par sa condition, dans une
perspective d'approche-client.
Principaux objectifs
- Assurer à chaque patient des soins d'urgence de la plus
haute qualité, en lui donnant accès aux approches
diagnostiques et thérapeutiques les plus récentes en
cardiologie d'urgence
- Contribuer au développement de nouvelles modalités
d'évaluation et de traitement de cette clientèle.
- Atteindre une position de chef de file dans le domaine de la
prise en charge initiale des urgences cardiaques, d'abord au plan
régional, puis national, et, pourquoi pas,
éventuellement international.
- Devenir un centre de formation incontournable dans
l'évaluation et le traitement initial des urgences
cardiaques pour les urgentologues et le personnel infirmier
d'urgence
- Assurer et soutenir le développement d'activités de
recherche de pointe dans le domaine des urgences cardiaques.
- Réaliser une cogestion médico-nursing
intégrée de l'urgence.
Équipe
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Chef
médical
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Infirmière-chef
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Alain Vadeboncœur, MD CMFC
CSPQ
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Danielle Perreault, Inf BSc
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- 9 médecins urgentologues
- 34 infirmières
- Préposés aux bénéficiaires
- Quatre commis intermédiaires
- Une infirmière de liaison
- Une secrétaire médicale
- Des consultants en cardiologie et d'autres discipline
Secrétaire : Lise DeRepentigny
(514) 376-3330, poste 2092
Développement stratégique
2001-2006
-
Renouveler en profondeur l'organisation
physique de l'urgence
-
Soutenir le développement d'une
unité d'urgence académique, comportant des
activités d'enseignement, de recherche et de
développement
-
Créer des liens tangibles avec
Urgences-Santé
Organisation physique et transformation
de l'urgence
Suite à la décision de financement accordé par la
Fondation de l'Institut et par l'Agence de développement de
réseaux locaux de services de santé et de services
sociaux de Montréal, un processus de rénovation en
profondeur des lieux physiques de l'urgence a été
réalisé durant l'été 2003.
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Ces travaux ont permis d'accroître la
capacité de l'urgence en nombre de civières (33
au total, incluant la salle de choc, dont 4 civières
de débordement), de relocaliser la salle de choc
vers l'avant, de déplacer la salle de triage vers
l'accueil, d'agrandir le poste de travail, de créer
une salle d'isolement et de réorganiser les diverses
utilités pour les rendre plus fonctionnelles.
La réussite de ce projet dépendait
largement de l'implication directe et soutenue
de l'équipe de l'urgence dans les
différentes phases de
réalisation.
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Le projet a pu profiter d'une excellente mise en place
de la part des directions, qui a par la suite permis aux
différents savoir-faire des employés de l'Institut et
des gestionnaires de l'urgence de se manifester pleinement. Un
engagement sans faille de tous les acteurs de ce dossier a permis
de compléter le projet dans les échéances
prévues et avec une qualité de résultats qui
dépassait les attentes.
Développement
académique
Le service d'urgence de l'Institut est aussi en voie de devenir,
aussi bien d'un point de vue infirmier que médical, un service
académique, assurant l'enseignement, la recherche et le
rayonnement de l'Institut dans la sphère des urgences.
Recherche
L'urgence joue un rôle majeur dans le développement de
la recherche à l'Institut et participe à une d'une
multitude de projets de recherche multicentriques internationaux.
La majorité de ces projets ont donné lieu à des
publications importantes, et beaucoup de ceux-ci ont mené
à des changements significatifs de l'approche des urgences
cardiaques.
Divers autres projets sont actuellement en cours. Quatre
subventions de recherche accordées ont également
été reçues dans la dernière année, en plus
de financement provenant du secteur pharmaceutique.
Le projet « Étude randomisée d'intervention du
pharmacien à l'urgence sur la thérapie
médicamenteuse » est un projet de recherche
élaboré en collaboration avec la faculté de
pharmacie de l'Université de Montréal, qui vise à
évaluer l'impact d'une pratique pharmacienne sur les patients
de l'urgence. Plus de 400 patients ont été
randomisés en février 2005. Des projets dérivés
impliquent deux étudiants à la
maîtrise.
Un second projet en soins infirmiers, porte sur
l'évaluation d'une intervention au congé du patient de
l'urgence et le développement du protocole final a fait
l'objet d'un financement par un organisme de pairs. Des
médecins de l'urgence participaient également en 2005
à quatre projets de recherche originaux touchant de près
ou de loin la clientèle des urgences et/ou celle de
l'Institut.
Publications et congrès
Plusieurs publications ont été réalisées
par des membres de l'urgence. Le Dr Alain Vadeboncœur, chef de
service médical, et Mme Danielle Perreault,
infirmière-chef, participent également à
l'organisation du 1er
Congrès international
interdisciplinaire sur les urgences prévu en juin 2005
à Montréal.
Liens avec Urgences-Santé
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Le Dr Alain Vadeboncœur dirige
conjointement avec l'urgentologue François de
Champlain et
Urgences-Santé,
un projet de recherche portant sur la validation et
l'implantation de l'ECG 12 dérivations en
préhospitalier. La formation a été
complétée pour 200 techniciens de l'est de
Montréal en juin 2003.
Parallèlement, des travaux avec d'autres chercheurs
portent sur le déploiement d'un réseau de
cardiologie d'urgence pour les infarctus ST+ : RAPID-IM. Le
Réseau de cardiologie tertiaire du Québec s'est
montré intéressé par ces travaux, qui ont
également été présentés au RUIS de
cardiologie de Montréal
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Liens externes
Le bon fonctionnement du service d'urgence repose sur
l'étroite collaboration avec tous les départements de
l'hôpital, les services diagnostiques et thérapeutiques
ainsi que tous les services conseils et de support. Son
fonctionnement optimal n'est possible que grâce à la
participation active de toutes les composantes du réseau.
L'urgence développe à cette fin des liens avec son
environnement externe.
- La corporation d'Urgences-Santé (services
préhospitaliers d'urgence)
- Les hôpitaux environnants
- Les CLSC
- Les bureaux médicaux environnants
- L'Université de Montréal
Clientèle et prise en
charge
Le service d'urgence étant représentatif des
activités cliniques de l'institution, on y retrouve des
patients souffrant de toutes les maladies de l'appareil
cardio-vasculaire. L'urgence de l'Institut joue un rôle
dépassant largement le cadre d'intervention d'une urgence
conventionnelle; 90 % de sa clientèle est cardiaque. Les
principaux diagnostics sont les suivants :
- Cardiopathies ischémiques et angine
- Arythmies
- Insuffisance cardiaque
- Maladies valvulaires
- Maladies du péricarde
- Troubles de la conduction cardiaque
- Maladies vasculaires cérébrales
- Cardiopathies chroniques
- Maladies de l'appareil circulatoire
- Status post chirurgicaux : des pontages, de remplacement
valvulaires, de greffes cardiaques
La clientèle de l'urgence de l'Institut présente des
caractéristiques spécifiques qui ont amené le
développement d'une pratique d'urgence unique. La
clientèle de l'urgence de l'ICM est donc essentiellement
liée aux problèmes cardiaques et à leurs
complications.
L'urgence et l'Institut ont des caractéristiques
spécifiques qui influencent le fonctionnement de l'urgence et
se retrouvent dans très peu d'urgences. L'accès aux
ressources spécialisées d'investigation est beaucoup
aisé (médecine nucléaire, échographie
cardiaque, échographique transoesophagienne, épreuve
d'effort, consultants surspécialisés,
anesthésie).
A l'Institut, l'urgence constitue de facto une telle unité
de douleur thoracique, vocation à laquelle s'ajoute celle de
traiter les arythmies et les patients en insuffisance cardiaque. Le
cheminement général de la clientèle est le suivant
:

L'investigation sur place à l'urgence est très
poussée et très rapidement effectuée, permettant une
stratification avancée des patients.
La hausse régulière de clientèle observée
depuis 10 ans, de l'ordre de 4 % par année, s'est un peu
atténuée en 2002-2003, de quelques dizaines de patients,
pour demeurer stable également en 2003-2004, pour augmenter
légèrement en 2004-2005. Le % de patients couchés
est demeuré stable, à 51 %, comme le montre le graphique
suivant :

Les travaux du Comité d'admission et de
séjour ont permis d'élaborer un Plan de
décongestion dont le déploiement a débuté en
janvier 2004. Ce plan décrit 4 niveaux de congestion
hospitalière et les actions à entreprendre par toutes
les instances de l'ICM en fonction des niveaux. La congestion
s'est beaucoup améliorée depuis.
Conclusion
Le patient cardiologique sera toujours placé au centre de
nos préoccupations et au coeur de notre mission. Nos processus
de soins doivent répondre aux critères de qualité
les plus élevés et nous allons continuer de travailler
fort pour atteindre ces objectif.
L'urgence de l'ICM est l'urgence qui, sans l'ombre
d'un doute, a connu au Québec le plus haut niveau de
développement dans les dernières années. Elle s'est
en effet entièrement renouvelée : organisation physique,
ressources humaines, gestion de l'information, liens internes et
externes, vision, académisme, recherche et publications. Au
printemps 2000, le service de l'urgence s'était doté d'un
plan stratégique (2001-2006) intégré au plan de
l'ICM et définissant un certain nombre d'objectifs
:
L'urgence est dirigée en mode de cogestion par
l'infirmière chef et le chef de service médical. Ceci
permet de développer une vision commune du développement
de l'urgence, de rechercher efficacement des solutions aux
différentes problématiques rencontrées et de
décider des meilleures stratégies pour augmenter la
performance globale. Elle constitue à cet égard un
modèle souvent cité dans le milieu des
urgences.
Le service d'urgence de l'Institut existe dans son
emplacement actuel depuis 1987. En 2000, les premiers
urgentologues ont été recrutés; l'équipe a
été complétée en 2004. En 2003, l'urgence a
fait l'objet d'une rénovation majeure et de transformations
importantes de son organisation. Elle constitue l'un des sept
services du département de médecine. Parfaitement
intégrée à son milieu, elle contribue à plus
de 70 % des admissions sur les unités de
médecine.